Site icon Supercar Roadtrip

Que visiter en Italie en 1 semaine : itinéraire en road trip pour découvrir les incontournables en voiture

Que visiter en Italie en 1 semaine : itinéraire en road trip pour découvrir les incontournables en voiture

Que visiter en Italie en 1 semaine : itinéraire en road trip pour découvrir les incontournables en voiture

Une semaine en Italie, le volant entre les mains, c’est assez pour collectionner les grands décors… à condition de ne pas vouloir avaler toute la péninsule d’un seul coup. L’idée de cet itinéraire est simple : relier Milan, Venise, Florence, les routes de Toscane et Rome, en gardant du temps pour flâner, bien manger et profiter des kilomètres. Au programme, des villes mythiques, des paysages qui défilent derrière le pare-brise et quelques virages qui donnent envie de prolonger le trajet.

Ce parcours convient à un premier voyage en Italie. Il est dense, mais réalisable en sept jours avec une voiture de location et une organisation un peu soignée. Le conseil de Maxime : ne cherchez pas à battre un record de vitesse. En Italie, le plaisir se trouve autant sur la route que lorsque le moteur est coupé.

L’itinéraire en bref

Le parcours commence à Milan et se termine à Rome. Environ 900 kilomètres séparent les principales étapes, sans compter les détours et les déplacements dans les villes. Pour éviter de revenir sur vos traces, réservez une voiture à Milan et vérifiez si le loueur permet une restitution à Rome. Cette option peut entraîner des frais supplémentaires, mais elle vous épargne un long retour vers le nord.

Si vous préférez consacrer davantage de temps aux petites routes, retirez une ville ou ajoutez une nuit en Toscane. Une semaine permet de goûter aux incontournables, pas de tout voir. C’est justement ce qui donne envie de revenir.

Jour 1 : Milan, première accélération italienne

Commencez par le cœur de Milan : la place du Dôme et sa cathédrale, dont la façade semble découpée dans la dentelle. Montez sur les terrasses si la météo le permet. La vue sur les toits et les flèches de marbre vaut l’effort, surtout en fin d’après-midi, quand la lumière accroche les détails de la pierre.

À quelques pas, la galerie Victor-Emmanuel II déroule ses mosaïques et ses verrières au-dessus des boutiques et des cafés. C’est une belle entrée en matière, même si les prix des établissements rappellent vite que l’on se trouve dans l’une des villes les plus élégantes du pays. Pour une pause plus simple, cherchez une table dans les rues adjacentes.

Prévoyez ensuite une promenade vers le quartier de Brera ou le château des Sforza. Si vous souhaitez voir La Cène de Léonard de Vinci, réservez vos billets bien à l’avance : les places sont limitées et les visites très demandées. La voiture, elle, peut attendre. À Milan, mieux vaut laisser le véhicule dans un stationnement sécurisé et explorer à pied ou en transports en commun.

Jour 2 : de Milan à Venise, cap vers la lagune

Comptez environ trois heures de route entre Milan et Venise, selon la circulation et votre lieu de départ. L’autoroute est efficace, mais les abords des grandes villes peuvent vite se charger. Partez tôt, faites le plein avant de quitter Milan et gardez une marge pour les ralentissements. Les autoroutes italiennes sont généralement payantes : prenez un ticket à l’entrée et réglez-le à la sortie, ou suivez les indications données par votre loueur pour le dispositif de télépéage.

À l’arrivée, ne cherchez pas à conduire jusqu’au cœur de Venise. La ville historique est interdite aux voitures. Garez-vous dans un stationnement autorisé à Piazzale Roma ou sur le continent, à Mestre, puis rejoignez le centre en bateau ou en train. Laisser la voiture de côté n’est pas une privation : c’est le début de l’expérience vénitienne.

Une fois installés, traversez le pont du Rialto et rejoignez la place Saint-Marc. Les ruelles, les petits ponts et les façades qui se reflètent dans les canaux font vite oublier le trajet. Pour une première soirée, perdez-vous un peu loin des axes les plus fréquentés. Vous tomberez peut-être sur un quai tranquille, un atelier ou une petite adresse où l’on sert des spécialités locales sans mise en scène.

Jour 3 : Venise, à pied et sur l’eau

Accordez une journée entière à Venise. Visitez la basilique Saint-Marc et le palais des Doges, en réservant si possible vos billets à l’avance. Prévoyez aussi du temps pour les quartiers de Cannaregio ou de Dorsoduro, moins solennels que les abords de la place Saint-Marc et parfaits pour découvrir une autre facette de la ville.

Le vaporetto, le bateau-bus local, est un moyen pratique de parcourir le Grand Canal sans payer le prix d’une gondole. Cela dit, une courte promenade en gondole peut avoir son charme, surtout si vous la choisissez à l’écart des heures les plus fréquentées. À vous de décider si le romantisme mérite son tarif : le moteur de votre voiture n’est pas le seul à faire grimper la facture.

Pour le déjeuner, goûtez aux cicchetti, petites bouchées servies dans les bars vénitiens, accompagnées d’un verre de vin local. Le soir, revenez vers votre hébergement en bateau. Venise change de rythme à la tombée du jour : les groupes s’éloignent, les pas résonnent sur les pavés et les canaux retrouvent un peu de calme.

Jour 4 : de Venise à Florence, de l’eau aux collines

Comptez environ trois heures de route jusqu’à Florence, hors arrêts et circulation. Prenez le temps de faire une pause en chemin, par exemple à Bologne si votre horaire le permet. Son centre historique et ses portiques se découvrent facilement à pied, mais une visite approfondie rallongerait l’étape. Pour garder le programme fluide, contentez-vous d’un déjeuner et d’une courte promenade.

À Florence, garez-vous dans un stationnement en dehors du centre historique. Les zones à circulation réglementée, signalées par des panneaux, sont strictement surveillées. Une erreur peut se transformer en amende, parfois reçue après votre retour. Ne vous fiez pas uniquement à votre téléphone : vérifiez les règles d’accès et les horaires auprès de votre hébergement ou du stationnement choisi.

Commencez la découverte par la cathédrale Santa Maria del Fiore et son immense coupole. Le centre se parcourt très bien à pied : la place de la Seigneurie, le Ponte Vecchio et les rues du quartier historique se succèdent à une allure agréable. En fin de journée, montez à la place Michel-Ange pour admirer les toits de Florence. Le panorama est particulièrement beau lorsque le soleil descend derrière les collines.

Jour 5 : Florence et les premières routes de Toscane

Consacrez la matinée aux grands musées si cela vous intéresse. La galerie des Offices abrite des œuvres majeures de la Renaissance et demande une réservation anticipée. La galerie de l’Académie, où se trouve le David de Michel-Ange, est une autre visite très prisée. Si vous préférez garder les pieds dehors, explorez le jardin de Boboli ou traversez l’Arno vers le quartier de l’Oltrarno.

Dans l’après-midi, prenez la route vers le sud de Florence pour découvrir les collines toscanes. La région du Chianti offre un premier aperçu des paysages de vignes, de cyprès et de villages de pierre. Greve in Chianti ou Castellina in Chianti sont de bonnes étapes pour une promenade et une dégustation. Si vous prévoyez de goûter au vin, désignez un conducteur qui s’en tient à l’eau : les petites routes sont belles, mais elles réclament toute votre attention.

La conduite en Toscane est un plaisir quand on accepte de ralentir. Les routes secondaires peuvent être étroites, sinueuses et bordées de murs ou de fossés. Gardez une allure souple, laissez passer les véhicules plus rapides lorsque c’est possible et évitez de vous arrêter dans un virage pour prendre une photo. Un belvédère ou un parking improvisé au bon endroit rend la pause bien plus sûre.

Jour 6 : Toscane, villages et route vers Rome

Levez-vous tôt pour profiter encore des paysages avant de descendre vers Rome. Si vous avez choisi de dormir à Florence, prévoyez une excursion vers Sienne, à environ une heure et demie de route. Sa place du Campo, en forme de coquille, et sa cathédrale méritent le détour. Attention, le centre historique est lui aussi soumis à des restrictions de circulation : stationnez en périphérie et poursuivez à pied.

Autre possibilité : prendre la direction de San Gimignano, célèbre pour ses tours médiévales, ou pousser jusqu’à Val d’Orcia si vous êtes prêt à rallonger la journée. Cette région offre certaines des images les plus emblématiques de la Toscane : routes bordées de cyprès, fermes isolées et collines ondulantes. Ne tentez pas de multiplier les villages. Deux étapes bien choisies valent mieux qu’une succession de visites expédiées.

Comptez environ trois heures de route entre Florence et Rome par l’autoroute, davantage si vous multipliez les détours. À l’approche de la capitale, le trafic devient dense et le stationnement difficile. Restituez la voiture dès votre arrivée si vous n’en avez plus besoin, ou laissez-la dans un parking sécurisé à l’extérieur du centre. Rome se découvre mieux à pied et en transports qu’au volant, surtout dans les rues étroites où scooters et bus semblent avoir leur propre chorégraphie.

Jour 7 : Rome, une dernière journée grandiose

Pour une première visite, concentrez-vous sur les grands sites. Réservez le Colisée, le Forum romain et le mont Palatin pour la matinée. Le billet combiné permet de passer plusieurs heures dans ce vaste ensemble archéologique. Portez des chaussures confortables, prenez de l’eau et gardez un peu d’énergie : les pavés romains ne sont pas tendres avec les semelles fines.

L’après-midi, rejoignez le Panthéon, la fontaine de Trevi et la place Navone. Ces lieux sont proches les uns des autres, mais attendez-vous à partager l’espace avec de nombreux visiteurs. Arrivez tôt ou passez en soirée pour profiter d’une ambiance plus agréable. Si vous avez le temps, traversez le Tibre vers le Trastevere, quartier vivant où l’on peut terminer le voyage autour d’un plat de pâtes ou d’une pizza.

Le Vatican mérite une visite à part entière, mais il est difficile de l’ajouter à cette journée sans courir. Si les musées du Vatican et la basilique Saint-Pierre sont prioritaires, remplacez une partie des visites du centre ou prolongez votre séjour. À Rome, la meilleure stratégie consiste souvent à choisir, pas à cocher toutes les cases.

Conseils pratiques pour rouler en Italie

De Milan à Rome, cet itinéraire révèle plusieurs visages de l’Italie : l’élégance urbaine, la magie de Venise, les trésors de Florence, les routes de Toscane et l’énergie de la capitale. Il y aura des kilomètres, des pavés et quelques manœuvres serrées. Mais aussi ces instants où l’on ralentit sans raison, simplement parce qu’une rangée de cyprès file vers l’horizon et que la route invite à continuer.

Quitter la version mobile